L’écriture automatique, selon les écrits de Oune et en opposition avec certaines version de l’acte, ne doit pas être envisagée comme un simple jeu ou une curiosité pour parler aux défunts, mais comme un outil initiatique majeur qui conduit vers l’Esprit et la découverte de la foi. Elle fonctionne comme un véritable miroir de l’âme, servant de révélateur et d’épreuve où seuls ceux qui acceptent de voir la vérité de leur propre « moi » peuvent progresser.
Ce processus mène à une renaissance spirituelle à travers plusieurs étapes fondamentales :• Le dépouillement et la mort symbolique : L’écriture automatique est un support à la métamorphose qui exige une rupture avec l’homme ancien. Cette transition, appelée Ata, marque la fin des illusions du « moi » social pour laisser naître un être unifié capable de percevoir sa propre éternité.
• Le rôle de canal (Le téléphone entre deux mondes) : Par le geste de l’écriture, la pensée rationnelle doit s’effacer pour laisser place à la Force vibratoire. Le médium devient alors un simple « câble téléphonique » ou un instrument bénévole par lequel l’Esprit peut instruire et transmettre un message de vérité.
• L’accès à la Gnose organique : La pratique régulière permet d’accéder au Selbat (ou Tables d’Ecus), une gnose qui ne se lit pas mais s’inscrit dans la chair et l’âme à mesure que l’enseignement est vécu. Cette « école de l’Esprit » transforme le chercheur en un livre vivant, réactivant une mémoire primordiale oubliée.
• La transformation en « créateur de mondes » : En se déconditionnant des certitudes matérielles par l’écriture, l’individu cesse d’être un spectateur pour devenir un acteur dont la pensée juste façonne véritablement d’autres dimensions.
Finalement, cette pratique ancre le chercheur dans un « deuxième monde » de beauté et d’harmonie qui, sans remplacer le monde visible, l’enrichit et lui donne un sens nouveau, celui de servir le plan divin dans la transparence et l’amour
